NIMEGUE 2011

Nimègue 2011, au-delà de la souffrance!

« En 2011 j’ai participé pour la 3e fois à cette épreuve, et j’aimerais vous faire partager mes impréssions et mes motivations. En allant poser le pied marin sur le bitume et démontrer que des hommes ordinaires peuvent faire des choses extraordinaires !

Épreuve de marche la plus dure au monde, cré��e en 1908, d’une distance de 160 Km, à parcourir en 4 jours, considérée comme le championnat mondial de marche, c’est bien 4 marathons en 4 jours qu’il faut négocier.45000 marcheurs se sont inscrits chaque année à cette épreuve, considérée comme un Paris Dakar des marcheurs , les compétiteurs viennent du monde entier pour tester leur endurance.

Près de 7000 militaires regroupant 20 nations différentes ont fait partie de cette foule immense. L’équipe « France nation défense » à porté les couleurs de notre pays pendant ces 160 Km.8 réservistes ont  représenté avec fierté la marine (5instructeur PMM et 3Fusilier de la PRODEF base navale de Toulon) ». Fabien REYMANN

En 2011,« France Défense Nation» regroupait 199 marcheurs dont 79 marins, 13 membres de l’ARM, 14 instructeurs PMM et 12 anciens stagiaires PMM.

Si Nimègue évoque le sacrifice des Alliés lors des combats d’Arnhem (évoqué dans le célèbre film « un pont trop loin ») il ne faut pas occulter le saut opérationnel à Assen des SAS des 2eme et 3eme R.C.P. qui, en avril 1945 ont contribué par leur action légendaire à libérer les Pays-Bas. C’est une concentration française sans précédent dans l’histoire de« Nimègue ». La présence militaire française au camp peut être estimée à environ 200, dont 2 blessés de guerre qui ont effectués le dépôt de gerbe au cimentier de Groesbeek.

« j’étais sur de ne plus retourner à Nimègue, la souffrance à été terriblee mais en 2007 j’ai remis ça, pour les jeunes afin de leur démontrer que « vouloir c’est pouvoir » la devise de la marche de Nimégue et aussi pour me prouvé que j’arriverais au bout sans ampoules. Au bout, les comptes sont fait 320km et pas d’ampoules pour cette 2e participation.Je voulais en rester là mais le groupe avait besoin de notre expérience pour conduire une nouvelle équipe et me voila reparti pour une 3e édition avec la même résolution aller au bout sans ampoules et ramener l’équipe entière sur la ligne et un défi personnel de plus pour mon père qui grand diabétique venait de ce faire amputer pour la 3e fois de la jambe droite, si il ne pouvais plus marcher, je pouvais bien le faire à sa place, ce qui à l’arrivée fait 480km à pied » . Fabien REYMANN

Photo Nimègue 2011 (8)
Photo Nimégue 2011 ARM Alsace

Sous la coupole honoraire, tableaux d’honneur français. Recueillement devant le tableau où figurent les morts du 2e et 3e régiments de chasseurs parachutistes (opération Amherst 4 avril 1945), ainsi que les 5 commandos tombés avec le Capitaine Charles Trepel le 28 février 1944.

Photo Nimègue 2011 (7) - Copie
Détail de la stèle © ARM Alsace 2011

Seize réservistes alsaciens à la Marche de Nimègue

Pour la cinquième année consécutive, une équipe de marins alsaciens a parcouru les 160 km de la mythique course néerlandaise.

Venus de Mulhouse, Colmar, Saint-Louis, ou encore Saverne, seize membres de l’Association des réservistes de la marine (ARM) d’Alsace — dont deux femmes — ont participé, du 17 au 20 juillet, à la 96 e Marche de Nimègue, aux Pays-Bas. Au total, plus de 40 000 personnes, d’une quarantaine de pays, dont quelque 6 000 militaires d’active ou de réserve (en uniforme réglementaire, avec un paquetage d’au moins dix kilos), ont parcouru 160 km en quatre jours.

« Cette marche est connue dans le monde entier, sauf en France ! », s’étonne Fabien Reymann, chef de cuisine dans un hôtel mulhousien, qui en était, à 47 ans, à sa troisième participation. « Nous avons découvert son existence en 2007, et depuis, nous formons chaque année une équipe pour y participer. La première fois, on a découvert la souffrance : 160 km sur du bitume, c’est horrible. On avait tellement d’ampoules à l’arrivée que l’on s’était dit que l’on n’y retournerait pas. Mais on a voulu se prouver que l’on pouvait y arriver sans se faire mal », explique Fabien Reymann, qui a passé son adolescence à la ferme-auberge du Molkenrain, avant de parcourir le monde à bord de l’escorteur d’escadre « Maillé-Brézé » puis de la corvette « Aconit ».

Pour préparer Nimègue, les marins alsaciens s’entraînent en fin de semaine, à partir de janvier, le long du canal du Rhône au Rhin, augmentant progressivement les distances, jusqu’à enchaîner deux fois 40 km en un week-end.

Cette année, il s’agissait d’une première pour cinq d’entre eux. Objectif : le dépassement de soi, « facilité » par la cohésion du groupe et une ferveur populaire digne du Tour de France, avec tout le folklore qui l’accompagne. « Quand on démarre, vers 3-4 h du matin, il y a déjà des gamins emmitouflés au bord de la route pour nous encourager. Et sur les six derniers kilomètres, un million de personnes se massent pour saluer cet effort qu’elles savent extraordinaire… », s’émerveille Fabien Reymann.

La Marche de Nimègue n’est pas une compétition : il n’y a pas de classement. L’essentiel, c’est d’arriver, et ce fut encore le cas de tous les participants alsaciens. Au bout de la course, l’épuisement fait place à la liesse. « L’absence d’énergie nous fait découvrir un énorme vide en nous, la sensation d’avoir tout donné. Mais ce vide est comblé par l’émotion, on se met à pleurer, confie Fabien Reymann. Après Nimègue, on voit la vie autrement : on sait que l’on peut repousser ses limites. »

« On avait eu beau m’en parler et reparler il y a un an, et pendant les 250 km d’entraînement qui ont précédé, j’étais loin de m’attendre à ce que j’ai vécu durant ces quatre jours », témoigne de son côté l’enseigne de vaisseau Florence Stiermann, chef de service à la mairie de Wittenheim et assistante départementale du Commandant de la Marine à Strasbourg.

Si un noyau dur, constitué autour d’Alain Blosser, de Turckheim, prévoit de rester fidèle au rendez-vous, au sein d’une équipe renouvelée, Fabien Reymann a mis le cap sur la centième édition, le temps d’accomplir « d’autres rêves » : faire découvrir, à la femme qu’il a épousée l’an dernier, quelques escales qui ont marqué sa jeunesse…

le 10/08/2011 à 05:00 Olivier Brégeard

source journal L’Alsace voir l’article