Le TCD Siroco en route pour Haïti , avec deux Puma de l’ALAT, et deux Gazelle. Abandon, hier soir, de l’embarquement d’un Puma et d’un Fennec de l’armée de l’Air.
Le BATRAL Francis Garnier devait quant à lui appareiller aujourd’hui pour Port-au-Prince, avec 50 militaires et du fret et des moyens de génie. Les trois Casa et l’A310 devant de leur côté rapatrier 200 Français dans la journée.
source le Mamouth
La passerelle du Siroco.Par TCD Siroco le jeudi, 14 janvier 2010, 20:01
« Communication de la passerelle, nous sommes aujourd’hui le lundi 11 janvier, le soleil est présent et la mer calme. Les activités de la journée seront…. ».
Placée au plus haut du bâtiment, afin d’avoir la meilleure vue possible sur la mer, la passerelle est le système nerveux du navire : c’est d’elle, en mer, qu’est dirigé le Siroco et c’est d’ailleurs en son centre que trône le fameux fauteuil du « Pacha », le commandant du navire.
Elle est animée par sept marins en temps normal, mais son effectif peut largement dépasser les douze personnes lorsque la bateau navigue dans des situations dangereuses : ravitaillement à la mer (RAM), navigation en eaux resserrées (NAVRES) en arrivant dans les eaux peu profondes. Ils sont tous, à l’exception bien entendu du commandant, sous les ordres de l’officier chef du quart (OCDQ). Celui-ci est responsable du suivi de la route ordonnée par le Pacha, du bon déroulement des opérations du bâtiment et de la sauvegarde du bâtiment.
Pour l’aider à mener à bien sa mission, l’OCDQ est assisté de six marins :
- le transmetteur d’ordres dit « TO », il est en contact avec le PC Machine, Electricité et Sécurité (PC MES) et lui transmet les ordres donnés par l’OCDQ : notamment l’allure.
- le barreur, chargé de suivre le cap donné par l’OCDQ. Son rôle lui demande une concentration de tous les instants, plus particulièrement pendant le « zérac » : le quart redouté de minuit à quatre heure du matin. Etant donné la difficulté de rester concentré pendant quatre heures d’affilées, et afin de prévenir d’éventuels accidents, les barreurs sont toujours deux et peuvent donc se relayer pendant le quart : « peut on effectuer une relève de quart ? », l’autre barreur jouant le rôle de planton lorsqu’il ne barre pas.
- l’adjoint de quart, chargé de s’occuper du positionnement du navire sur les cartes en faisant des points, de la bonne préparation des activités en suivant une chronologie particulière très stricte en fonction des situations grâce à des planchettes préétablies et des diffusions sur le bâtiment. Ainsi, la vie à bord est rythmée par des : « interdiction de circuler sur tout le bord, y compris sur les extérieurs, manœuvre aviation en cours », « la demi bordée Alpha au poste de navigation », « premier service paré, bonne appétit ». Il existe une diffusion particulière : le branle-bas. En fait, ce n’est ni plus ni moins que le réveil. Cependant, dans certaines circonstances, l’OCDQ peut permettre un réveil « en fanfare », avec une musique de son choix pendant une minute. C’est la minute pour que tout le monde se lève de bon pied, de bonne humeur, donc elle est très importante ! L’adjoint de quart est également chargé de la communication avec le reste du navire, en particulier la veille et les opérateurs radars du central opération (CO) : « A tous d’abri ».
- le planton qui assiste l’adjoint de quart en effectuant les diffusions et les communications lorsque ce dernier est occupé. La nuit, il est aussi chargé de réveiller, à la fin de chaque quart, les membres de l’équipage effectuant le quart suivant.
photo marine Nationale
- les veilleurs, au nombre de deux : le chef de veille nautique et le veilleur. Placés dans un abri au dessus de la passerelle et équipés de jumelles, normales de jour et de vision nocturne la nuit, ils surveillent la zone autour du navire : bâtiments (notamment ceux n’apparaissant pas au radar car trop petits), objets flottants, etc. et en rendent compte à l’OCDQ.
Dans les coulisses de l’ALAT Par TCD Siroco le dimanche, 10 janvier 2010
« Depuis 2 mois et demi que nous sommes partis maintenant, personne n’ignore plus la présence à bord de ces quatre curieux animaux que sont les deux GAZELLE et les deux PUMA du détachement ALAT. A la fois fascinants et intimidants, ils offrent au SIROCO une capacité aéromobile permettant de répondre à un large panel de missions allant du chenalage à l’évacuation de ressortissants ou de blessés.
Si les vols sont réguliers, ces quatre appareils nécessitent un travail permanent de la part des équipes de maintenance. Plus que trentenaires, les quatre hélicoptères demandent des attentions quotidiennes. Bichonnés par les pistes et les pilotes, lavés, nettoyés, recouverts d’une couche de protection saline et inspectés scrupuleusement, ce sont au strict minimum 2h de travail par jour qui sont nécessaires afin de garantir aux équipages la fiabilité de leur machine. Ainsi, toute journée de vol débute par une VAV, une visite avant vol au cours de laquelle les pistards GAZELLE et les MECNAV (comprenez les Mécaniciens Navigants) sur PUMA inspectent dans les moindres détails tous les ensembles (allant de la bulle aux moteurs, en passant par les rotors et les pales et le test des instruments de vol) de leur appareil, recherchant toute fuite, crique (petites fissures) et tout autre dysfonctionnement pouvant être source d’avarie en vol. »
Les forces armées aux Antilles se mobilisent pour venir en aide à la population haïtienne.
Le Francis Garnier a appareillé aujourd’hui en milieu de journée pour rallier Port-au-Prince.
Ce bateau de transport léger de la Marine nationale fera escale dans le port de Pointe à Pitre dans la nuit du vendredi 15 au samedi 16 janvier pour charger du matériel et de fret.
Déjà à son bord, du fret humanitaire qui sera remis à l’ambassade de France, deux mini pelleteuses et deux tractopelles du 1er RSMA, une équipe de 20 personnes, composée de 10 militaires encadrants et 10 militaires stagiaires de la filière voirie réseaux divers du 1er RSMA Martinique, 27 militaires du 33ème RIMa, 4 camions et 1 véhicule du 33ème RIMa.
Par ailleurs, le Comité technique opérationnel, basé au siège du SDIS, aux Abymes, depuis le début de l’opération a collecté plus de 70 tonnes de dons comprenant notamment 250 tentes, 2 000 bâches, 2 tonnes et demie de médicaments, 4 000 tapis de sol, des denrées alimentaires et des produits d’hygiène de première nécessité.
Ces dons ont pu être recueillis grâce à la chaine de solidarité Guadeloupe/Haïti et à la collaboration active des membres du CTO.
Un premier chargement des dons sera organisé dans la nuit de vendredi à samedi, par le biais du BATRAL, navire militaire en provenance de Martinique.
Il comprendra vingt palettes de la Croix rouge et du matériel de l’armée.
Un autre envoi pourrait être réalisé demain, par le biais d’un avion de la sécurité civile.
Le CTO rappelle que le numéro vert 0800 591 591 est principalement destiné à la collecte des dons et à l’organisation de la solidarité guadeloupéenne.
Dans un premier temps, la priorité se porte sur les dons financiers ; les chèques devront être libellés à l’ordre du Secours Catholique «Séisme Haïti», ou de la Croix Rouge «Séisme Haïti».
Les dons en nature des particuliers sont réceptionnés au Centre communal d’action sociale (CCAS) de leur commune de résidence.
Enfin, en prévision du stockage des dons à venir, le Comité opérationnel lance un appel pour la mise à disposition gracieuse d’un hangar de 4 000 m2, dans la zone de Jarry, dont la sécurisation sera assurée par les Forces Armées.













I’ll take some of your suggestions and try to apply them.