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DÉBARQUEMENT EN PROVENCE ET LIBÉRATION DU MIDI DE LA FRANCE
lien film d’archives (16 minutes)
source: chemin de la mémoire , intérêt-général.info
Posted on 15 août 2010.
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DÉBARQUEMENT EN PROVENCE ET LIBÉRATION DU MIDI DE LA FRANCE
lien film d’archives (16 minutes)
source: chemin de la mémoire , intérêt-général.info
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Posted on 19 juillet 2010.
JACQUES-HENRI SCHLOESING
Patrick Collet
« Jacques-Henri Schloesing, héros de la France Libre, a sans doute plus de raisons que d’autres de combattre depuis l’Angleterre après la débâcle de mai 1940. Dans ses veines coule le sang de ses aïeux alsaciens, déclarés « optants » après l’annexion de leur région par le Traité de Francfort en 1871. Et comme bon sang ne saurait mentir, il a hérité d’eux le pouvoir de dire non à l’envahisseur. »
http://www.aerostories.org/~aerobiblio/article2783.html
Fils de pasteur protestant, alsacien d’origine, Jacques-Henri Schloesing est né le 12 décembre 1919 à Montreux en Suisse.
La famille s’installe à Mulhouse puis à Paris en 1929 où il fait ses études au lycée Carnot.
Après le Baccalauréat, il prépare l’Ecole coloniale et suit des cours de droit.
• Officier de la Légion d’Honneur
• Compagnon de la Libération – décret du 16 août 1944
• Croix de Guerre 39/45 (5 citations)
• Médaille de la Résistance
• Distinguished Flying Cross (GB)
• Croix de Guerre Tchécoslovaque
http://www.ordredelaliberation.fr/fr_compagnon/1059.html
source: ordre de la libération & aérostories.
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Posted on 17 juillet 2010.
En 150 ans, les bateaux de la SNSM ont bien changé… À l’origine, il s’agissait de canots en bois, propulsés à la rame. : DR
« En 1854, le peintre Théodore Gudin voit son frère périr dans un naufrage, tout près de la côte, raconte Jean-Pierre Clochan, vice-président de la SNSM du Conquet. C’est une noyade qui aurait pu être évitée. » Le peintre fait alors « des pieds et des mains pour mettre en place le sauvetage en mer », poursuit-il.
Les naufrages sont nombreux à l’époque. Quand les seules victimes sont des cargaisons de rhum, cela réjouit les Ouessantins. Mais quand des vies humaines sont en danger… C’est comme cela que naissent les sociétés de sauvetage en mer. Au Conquet, l’acte de naissance date de 1867. L’abri du premier canot se trouve alors en haut de la pointe Saint-Christophe. Le Mallats-Desmortiers mesure 10 m. Il est en bois, à rames et on l’amène à l’eau sur des rails.
« Des cirés cassants »
Depuis, dix bateaux de sauvetage se sont succédé sur le port du Conquet : le Lieutenant Pierre-Géruzez, le Patron Aristide-Lucas, la Jeanne-Pierre, La Louve. Chaque navire apporte sa vague d’améliorations par rapport à son prédécesseur. Ce progrès, Jean-Pierre Clochan l’a bien perçu, lui qui officie à la SNSM depuis vingt ans.
Le matériel est « plus élaboré mais aussi plus fragile », souligne-t-il. « En 2000, le canot était encore en bois, on pouvait amarrer n’importe quel autre bateau sans endommager le nôtre, maintenant ça n’est plus possible » se souvient-t-il. Mais Jean-Pierre ne crache pas sur le progrès. Il a permis « de sauver de nombreuses vies. Les conditions de travail sont meilleures ». Il se souvient des « cirés jaunes cassants qui écorchaient la peau », de la vedette qui « se traînait pour atteindre l’île de Sein en trois heures »…
« Des dépanneurs »
En 20 ans de sauvetage, on se dit que Jean-Pierre a dû en voir de toutes les couleurs. Pourtant, lorsqu’il s’agit de raconter les faits marquants, il reste silencieux. « La routine est faite de péripéties, comment en sortir une du lot ? », se défend-il. Il semblerait plutôt que le retraité n’aime pas se vanter. « On ne fait rien d’héroïque, nous sommes des dépanneurs, comme sur l’autoroute ».
Sauf qu’une panne en mer peut virer au drame. En 1993, le canot de la SNSM sillonna la mer jusqu’à 2 h du matin. Les sauveteurs abandonnèrent les recherches et retrouvèrent le radeau le lendemain… Vide de tout occupant. Seuls ses papiers d’identité s’y trouvaient encore, dans un petit sac plastique. « J’étais tellement ému que je n’arrivais pas à l’ouvrir. » Alors, c’est pour éviter de telles catastrophes que la SNSM organise régulièrement des fêtes pour récolter des dons.
source Ouest france
Christelle DAMERON.
photo Philip Plisson
SOUTENIR le SNSM: 15.000 des 700.000 plaisanciers battant pavillon français nous soutiennent déjà. ET VOUS ? Pour renouveler la flotte des Sauveteurs en Mer, adhérez dès maintenant.
En mer, vous avez besoin d’eux, à terre, ils ont besoin de vous. Ils ne vous diront jamais NON !
Station SNSM Le Conquet
29217 LE CONQUET
Tel : 06 80 37 66 33
e-mail : snsm.leconquet@orange.fr
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Posted on 02 juillet 2010.
L’Alsace est la troisième région à fournir des Marins à la France, derrière la Bretagne et le Var. Étonnant, non?
Mais d’où vient cet amour pour la Royale, de la part de gens à priori bien éloignés des côtes? C’est ce que nous allons essayer de comprendre au cours de cet article.
Les Alsaciens, ces grands voyageurs
Tous les marins vous le diront: on rencontre des Alsaciens dans tous les pays du monde. L’Alsace a toujours été une terre de passage et d’échange. A la préhistoire déjà, la région était un carrefour entre les peuples du nord et du sud, comme le prouve les trouvailles exposées au musée archéologique de Strasbourg. Plus tard, le Rhin deviendra une des principales voies de communication d’Europe. Les Romains, déjà, établissent des camps le long de la rive du Fleuve, dont l’un, Argentorate, est situé sur le territoire de l’actuelle ville de Strasbourg. Par la suite, la région sera victime de raids et invasions de peuples lointains : Vikings, Suédois et Hongrois saccageront villes et villages. Ces attaques ont durablement marqué la région mais également ouvert l’esprit des habitants.
Plus tard, de nombreux Alsaciens embarqueront pour le nouveau monde. Aujourd’hui encore, Castroville au Texas est peuplée majoritairement de descendants d’Alsaciens de la région mulhousienne, dont certains parlent encore le dialecte. Il est intéressant de constater que l’actuel Président des Etats-Unis, BarackObama, a des ancêtres nés à Bischwiller au 18ème siècle !
Plus tard encore, lorsque la France étendra son empire, des alsaciens choisiront de s’installer en Afrique, en orient ou encore en Asie.
Une maison à Castroville. La forme de la toiture est typiquement alsacienne
L’Alsace et la Marine, une histoire qui ne date pas d’hier
L’un des premiers contacts entre les Alsaciens et la Marine eut lieu en…1870. En effet, cette année voit la création par le gouvernement français d’une flottille sur le Rhin, commandée par l’Amiral Exelmans.
Lorsque le conflit entre la France et l’empire Allemand éclate, ce projet rencontre de fortes difficultés, car l’armement ne peut pas parvenir jusqu’au Rhin. L’Amiral décide alors de combattre à terre. Exelmans prend en charge le secteur nord de la ville de la ville de Strasbourg, comprenant la presqu’île des Contades. Il se trouve alors à la tête de 3000 hommes, dont 90 Marins inexpérimentés au combat terrestre. Ces derniers éblouissent les Strasbourgeois par leur ardeur au combat. Ils ne cesseront de se battre qu’à la reddition de la ville.
Les Alsaciens éprouvent beaucoup de respect et d’admiration pour ces hommes venus de loin verser leur sang pour les protéger.
La Marine sur le Rhin : la grande aventure des marins d’eau douce !
A la fin de la première guerre mondiale, la Marine se voit confier une mission de présence navale sur le Rhin qui durera jusqu’en…1966 ! Pendant toute cette période, les marins seront très présents dans la région et feront vivre le commerce local.
La navigation fluviale étant, contrairement aux idées reçues, particulièrement difficile, une école de pilotage est créée à Kehl, où seront formés des pilotes capables de franchir des passes dangereuses telles que celle du rocher de la Lorelei.
Pendant la guerre froide, une nouvelle mission est confiée à la Marine sur le Rhin : permettre le franchissement de forces terrestres en cas de conflit avec l’URSS. Pendant toute cette période, des Commandos Marine Français viendront s’entrainer dans les eaux du Rhin.
Une vedette rapide sur le Rhin
Les Grands Marins Alsaciens
Il serait illusoire de vouloir citer dans cet article tous les alsaciens qui se sont illustrés dans les rangs de la Royale, tant ils sont nombreux.
Certains destins sortent néanmoins du lot :
- L’amiral Bruat (1796-1855): ce natif de Colmar, grand serviteur de la France s’est illustré sur toutes les mers du globe, notamment pendant la guerre de Crimée.
- Le Commandant Kieffer (1899-1962): ce héro de la seconde guerre mondiale est né en Haïti, dans une famille d’Alsaciens originaires d’Otterswiller ayant fuit l’annexion Allemande de 1870.
Quand la seconde guerre mondiale éclate, il se trouve à New York. Il décide Alors de rallier la France et est affecté comme Officier sur le Cuirassier Courbet. Il prendra part à la bataille de Dunkerque, de mai à juin 1940.
Après la défaite, il rejoint De Gaulle à Londres et s’inspire des Commandos Britanniques afin de créer les premiers commandos Marine Français. Ces hommes, très bien entrainés, seront les seuls Français à débarquer en Normandie en 1944. Ils combattront pendant toute la durée de la bataille de Normandie. Certains de ses hommes participeront ensuite à des combats en Hollande en novembre 1944.
Le sabordage du Graf Spee : quand la petite histoire rejoint la grande
Le 17 décembre 1939, le cuirassé allemand Graf Spee, fleuron de la Kriegsmarine, était sabordé dans le Rio de la Plata, le bras de mer qui sépare l’Argentine de l’Uruguay. Il avait été durement touché lors d’une bataille navale le 13 décembre. Jusqu’à peu, on pensait que son Capitaine l’avait sabordé parce qu’il ne voulait pas que son bâtiment tombe aux mains des alliés. On avait peut-être tord. Il semble bien que ce sabordage soit lié… au décès du premier soldat Alsacien tombé pendant la guerre de 1870, Joseph Voulminot. En effet, d’après des révélations récentes, le capitaine Langsdorf, Officier comandant le Graff Spee avait cherché à faire réparer son bâtiment en s’adressant à une entreprise Uruguayenne dirigée par Alberto Voulminot, le petit fils de Joseph. Ce dernier avait gardé un fort ressentiment à l’égard des Prussiens et n’aurait pas accepté de trahir la mémoire de son grand père en réparant le colosse Allemand.
Ces Marins qui ont libéré l’Alsace
Tout le monde connaît la deuxième Division Blindée du Général Leclerc qui a libéré Strasbourg et une grande partie de l’Alsace. Mais peu nombreux sont ceux qui savent que des unités de fusiliers marins étaient intégrés à cette division et qu’elles ont pris part aux combats pour la libération de Saverne, Strasbourg, Obernai, Barr, Erstein ou encore Fessenheim et Chalampé. Parmi ces hommes se trouvait… Jean Gabin, qui dès 1940 avait rejoint la France libre et s’était engagé dans les « Fus ». D’autres fusiliers Marins, intégré au sein de la 1ère Division de la France Libre ont participé à la libération de la région, notamment à Herbsheim et Rossfeld.
Les fusiliers marin et l’un de leurs TD
La Marine reconnaissante envers ses enfants des provinces de l’Est
De tout temps, la Marine Nationale a su faire preuve de reconnaissance envers l’Alsace. De nombreux bâtiments de la Marine ont porté un nom se rapportant à l’Alsace. En voici quelques exemples :
- Le croiseur Strasbourg : admis au service actif en 1939, ce bâtiment participa notamment à la chasse donnée au cuirassé allemand Graf Spee.
- Le croiseur Mulhouse : ce vaisseau est en fait un navire allemand, récupéré par la France au titre des dommages de guerre en 1920. Le bâtiment a pour ville Marraine… Mulhouse.
Au cours d’une cérémonie officielle à Toulon en 1922, une délégation ayant à sa tête le Maire Alfred Wolff et Max Dollfuss, avait fait le déplacement pour remettre le drapeau rouge et blanc de la république de Mulhausen. En effet, jusqu’en 1798, Mulhouse était une République indépendante. La délégation fut accueillie par l’équipage et le commandant, qui, dans un discours, fit part de son ardente volonté de défendre la France. Honneur rare fait à une ville marraine, le cuirassé arbora ce drapeau à chaque fête et cérémonie nationale.
Le Mulhouse (ex S.M.S. Stralsund)
- l’Aviso-escorteur Victor Schoelcher : admis au service actif le 15 octobre 1962 il prendra part à de nombreuses missions partout dans le monde. Lors de la guerre Iran-Irak en 1987, il assure la protection de la navigation commerciale après l’attaque du cargo « Ville d’Anvers ». Il mène 3 missions particulièrement dangereuses. Navigant entre les mines, il est survolé par les missiles irakiens, en cherchant à éviter les vedettes rapides et autres frégates iraniennes. Il a été revendu en 1988 à la Marine uruguayenne qui l’a désarmé en 2005.
- Les FREMM Alsace et Lorraine : les bateaux du futur
Un nouveau programme est en cours au sein de la Marine : la construction de 9 FREgates Multi Missions. Ces navires furtifs dont le premier modèle, l’Aquitaine, a été mit a flot il y a peu auront pour mission de remplacer les frégates de Classe Tourville et Georges Leygues, atteintes par la limite d’âge.
Les deux derniers bâtiments de ce programme porteront les noms Alsace et Lorraine. Ils entreront en service vers 2020.
La FREMM Aquitaine, première des neuf frégates
Des marins et anciens marins très actifs dans la région
Si de nos jours la Marine sur le Rhin n’existe plus, la Royale reste encore très présente dans la région. Le Centre Amiral Exelmans de Strasbourg accueille chaque année plus de 20 stagiaires afin de leur dispenser une Préparation Militaire Marine. Par ailleurs, la région compte de nombreux réservistes opérationnels qui participent notamment à l’encadrement des Journées d’Appel de Préparation à la Défense et à l’entretien du lien entre les armées et les citoyens.
De plus, il existe de nombreuses associations très actives qui regroupent les anciens et les plus jeunes. Elles oeuvrent dans de nombreux domaines, dont le devoir de mémoire.
La PMM de Strasbourg lors d’un défilé en 2010 dans les rues d’Ingwiller
Atelier ludique de découverte de la Marine Nationale dans le cadre du Rallye des lycéens organisé par l’Union des Officiers de Réserve de la Région Mulhousienne en 2010
Tous les éléments évoqués dans cet article sont des éléments de réponse en ce qui concerne l’attrait des Alsaciens pour la Royale. Mais l’essentiel n’est peut être pas là. L’appel du large, la volonté de servir, l’amour pour la France et les valeurs de la Marine, tout cela ne s’explique pas.
les stagiaires du centre PMM « premier maître Goizet » sur le Mistral
Il y a cette part de rêve, d’aventure, d’imaginaire qui font partie du quotidien des marins et qui, de nos jours encore, entraîne de nombreux jeunes Alsaciens à embrasser la carrière de marin.
EV2(r) David ALFORT
Sources:
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Posted on 15 juin 2010.
Joseph Guilcher badge 102 - Blessé le D DAY à Ouistreham- Mle 5056 FN 40
Témoignage
J’avais 17 ans en juin 40. J’habitais l’île de Sein, j’étais apprenti chez mon père, boulanger. Les Allemands, on en entendait parler avec ceux qui avaient connu 1914-1918. Certains d’entre eux avaient décidé de partir. Nous, les jeunes, on a suivi. Un général français avait parlé à la radio. Mais De Gaulle, à l’époque, on ne savait pas qui c’était. Mon père, qui avait fait la guerre 14-18, m’a dit : « Il vaut mieux que tu partes, plutôt que de rester avec les Boches ».
Le 24 juin, un peu avant la nuit, on était une vingtaine sur la vedette des Ponts et chaussées, le Velléda. On pensait que les Allemands étaient à la pointe du Raz, on est passés au large d’Ouessant. Dix-neuf heures de traversée pour arriver à Penzance, à la pointe de la Cornouailles anglaise. De là, direction une sorte de foyer tenu par des infirmières. On y a passé la nuit. Le lendemain, on a retrouvé d’autres gars, partis comme nous de France. On a pris la direction de Plymouth, puis de Londres.
La rencontre avec De Gaulle
Les moins de 18 ans, dont je faisais partie, ont été regroupés dans un camp scout, au Pays de Galles. Au bout de quelques jours, on en a eu marre. On n’était pas venus en Angleterre pour faire du scoutisme mais pour faire la guerre ! Revenus à Londres, c’est là qu’on a vu De Gaulle. Et puis, on a rejoint le Courbet, à Portsmouth, sous commandement français. Là, on a vu la guerre… Tous les soirs, il y avait des bombardements…
En avril 41, j’ai embarqué sur un cargo français, comme boulanger. J’ai fait plusieurs voyages en Afrique. On chargeait du minerai qu’on ramenait en Angleterre. Toutes les nuits, il y avait des bateaux perdus. En 41, les Allemands étaient encore les rois…
J’ai encore passé du temps sur le Courbet. Quand on m’a débarqué, début 43, j’ai appris qu’on allait former des commandos. Le commandant Kieffer cherchait des volontaires. J’ai mis mon nom. D’abord pour les parachutistes… !
L’envie d’arriver au bout
La base des commandos était à Eastbourne. On a eu la tenue et le béret vert ; le badge, on l’a reçu plus tard. Nous avons rejoint le camp d’entraînement d’Achnacarry en Écosse, dans un ancien château. Un mois d’entraînement, de juillet à août 1943. Tous les jours, et la nuit, souvent.
C’était dur… On nous lâchait dans les bois. Les parcours du combattant, les tirs… J’en ai vu des gars tomber, pleurer, abandonner. J’ai eu du mal, aussi. J’avais 20 ans, je n’étais pas spécialement sportif. Mais j’avais envie d’arriver au bout.
Après Achnacarry, on est retourné à Eastbourne. Le soir, on avait quartier libre ; on sortait, on allait au cinéma. Dans les abris, il y avait de l’accordéon, des chants. Les Anglais étaient dignes, ils gardaient le moral. Pas comme en France. Et puis, on a commencé à faire des raids, en Hollande, à Jersey. Des exercices de débarquement, avec des barges.
Fiers d’aller en France
Au printemps 1944, on nous a dit qu’on nous envoyait en Italie. Le moral est tombé : nous, on voulait débarquer chez nous. C’est pour ça qu’on était là ! Et puis, il y a eu contrordre. On était fiers d’aller en France !
On devait partir le 4 juin, mais ça a été reporté à cause de la tempête. Lord Lovat nous a fait un speech : « Demain matin, on les aura ! » Dans l’après-midi du 5, on a embarqué. Un peu avant la nuit, toute la flottille a fait route vers la Normandie. Je ne crois pas que j’avais peur. J’étais content d’être là, j’attendais ça depuis quatre ans.
Blessé à Ouistreham
Au petit matin du 6 juin, on a débarqué sur la plage. La cible, c’était le casino de Ouistreham. Un copain a été tué devant moi. J’ai reçu des éclats d’obus à la cheville et dans le dos. Avec un autre camarade blessé, on est restés dans un fossé toute la journée. Le soir, un civil est venu nous chercher. Le lendemain, j’étais rapatrié à Portsmouth.
Après un mois de convalescence, je suis parti en Belgique et en Hollande. Le commando a été reformé. Il y avait du dur encore là-bas. De vrais combats de rue. Le 8 mai 1945, on y était encore. Après la Hollande, on est allés en Allemagne, dans la Ruhr, garder des prisonniers.
J’ai revu l’île de Sein en août 1945 et j’ai été démobilisé en novembre de la même année. J’ai travaillé un peu chez mon père et je suis parti au Guilvinec. A l’île de Sein, il n’y avait plus grand monde.
Recueilli parCatherine JAOUEN.
Ouest France
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Posted on 09 juin 2010.
8 divisions participèrent au débarquement: 5 divisions sur les plages(3 brigades de chars, et 2 de commandos) et trois dans les airs.
132715 hommes ont débarqué sur les plages de Normandie le 6 Juin 1944, américains, britanniques, canadiens et 177 français .
débarquent de la barge 527, photo source commandokifer.com
Les Alliés disposaient de 5 000 embarcations d’assaut, de 1 300 navires marchands, de 1 200 bateaux de guerre, de 1 900 avions de transport, de 800 planeurs, de 10 000 bombardiers ou chasseurs et de 20 000 véhicules(Jeep, chars,. . . )
L’assaut se déroule le mardi 6 juin 1944 à l’aube sur 5 plages de noms de codes Utah Beach etOmaha Beach (où débarquent les Américains),Gold Beach, Juno Beach et Sword Beach (où débarquent les anglo-canadiens), plages situées entre le lieu dit La Madelaine (dans la Manche) et Ouistreham (dans le Calvados). Après un bombardement pendant la nuit de l’aviation alliée sur le Mur de l’Atlantique et un bombardement naval par l’armada, les soldats débarquent sur le sol normand. A 8h00, toutes les premières vagues d’assaut sont débarquées.
Toutes les plages sont conquises dans les minutes qui suivent l’assaut, sauf à Omaha Beach où les troupes américaines sont clouées au sol par des tirs intenses. Ce n’est qu’en début d’après-midi que cette plage est sécurisée.
Les pertes alliées s’élèvent à 3000 soldats morts, tués, disparus ou prisonniers dont 2500 à Omaha Beach. Les aides du soutien aérien et de l’artillerie navale ont permis de remplir la plus grande partie des objectifs. En effet, des planeurs se posent derrière les lignes ennemies pour déposer des jeeps et du matériel divers ainsi que des canons et de petits chars de reconnaissance.
Aussitôt après l’assaut militaire se met en place une véritable course contre la montre : les troupes doivent être au plus vite approvisionnées en carburant, armes et munitions, ainsi qu’en vivres et en vêtements. Mais comment décharger tout ce matériel sans avoir capturé de port en eau profonde ? La clé de la solution repose en l’Opération Mulberry qui consiste à construire pièce par pièce un port et de le placer à Arromanches en le faisant traverser la Manche en pièces détachées.
photo source commandokifer.com
Il étaient 177 hommes français, qui, au petit matin du 6 juin 1944, débarquent de la barge 527 à 7h55 sur la plage Sword ,sur les côtes de France. Leur objectif à Ouistreham, à l’ouest du casino de Riva Bella. Leur mission, établir une tête de pont pour les forces britanniques. Kieffer et ses hommes ont sauté les premiers des barges de débarquement anglaises. Les premiers soldats français en uniforme à fouler la terre de France pour la libérer.
photo source commandokifer.com
Le premier de tous les soldats alliés tombés le 6 juin, pour la reconquête de la Liberté sur la plage de Colleville/Orne fut un français du 1er B.F.M.C – Commando Kieffer : le Second Maître DUMENOIR. Il repose auprès du LTN HUBERT au Cimetière britannique d’Hermanville/Mer
SM DUMENOIR Raymond, Badge 07 - Mle 736 FN 40 photo source commandokifer.com
« Raymond Dumenoir, fidèle parmi les fidèles n’est plus, il était aux « commandos » depuis la création de l’unité, vétéran de Dieppe. « Pépé » a demandé qu’on le porte et qu’on l’étende vers Paris, et puis … Raymond Flesch, Jean Rousseau, ont également été abattus. Le frère de Flesch, comble du destin, se trouvait aussi en Normandie ce matin-là : dans l’armée allemande, où il avait été enrôlé de force comme beaucoup d’Alsaciens. Les commandos ont du débarquer avec de l’eau jusqu’au thorax. Les premiers mètres sont les plus éprouvants : le feu ennemi, le poids de la tenue gorgée d’eau, le sac bourré à craquer, l’armement, les munitions, le ressac, tout semble jouer contre les assaillants. Mais, Kieffer le leur a dit : « Courez vers les sorties de plage, quel que soit ce qui se passe autour de vous ». Alors c’est ce qu’ils font, Léon et ses copains, du mieux qu’ils le peuvent. Un camarade tombe, juste à coté, on ne se retourne pas, les infirmiers font ce qu’ils peuvent, ils sont partout à la fois. Une fois sorti de l’eau, on court, le plus vite possible, échapper aux tirs de mortier, dépasser cette fichue plage. Kieffer avait raison, plus on y reste, moins on a de chances de survie. Une vingtaine de commandos sont déjà hors de combat, le grand saut commence par un combat terrible et sans merci, de chaque côté »
matelot FLESCH Raymond. badge 153 - Mle 66 FN 43,
quartier maître Joseph Letang, badge 186
matelot Jean Rousseau, badge 186
lieutenant Augustin Hubert,
matelot Marcel Labas,
quartier-maître Jean Lemoigne,
médecin-capitaine Robert Lion,
matelot Émile Renault,
matelot Paul Rollin.
40% des commandos français seront tués ou blessés dans cette première attaque du débarquement
Source:
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