l’USS Hawaii SSN 776 a reçu la visite de Jalee Kate Fuselier, miss Hawaï 2010. Ce n’est vraiment pas l’endroit où l’on s’attend à voir une miss, le sous marin a été lancé en 2007, 3e de la classe Virginia. C’est le premier bâtiment de l’US Navy à porter le nom de l’ Etat d’Hawaï.
La devise du sous marin est «Aina Kūpale » ce qui signifie: les défenseurs de la Terre.
photo US NAVY
la miss a pris un repas à bord, après une visite où elle fut surprise par l’ambiance et l’accueil chaleureux de l’équipage, » c’est un grand honneur pour moi que de pouvoir visiter ce sous marin, un des plus modernes et une merveille de technologie. Je suis fière de tout l’équipage » .L’équipage quant à lui fut bien sur très enthousiasmé par la venue de cette reine de beauté à bord de leur bâtiment. » c’est génial, la venue de miss Hawaï, elle était vraiment intéressée par les explications techniques ».
Le 2 juillet dernier une découverte plutôt surprenante dans la jungle équatorienne : un sous marin, plus précisément un Narco-sub comme ils ont été baptisés. Sous marin d’une trentaine de mètres de long et environ 9 pieds de haut du sol aux plaques de plafond. Le narco-sub est très sophistiqué, il dispose d’un kiosque, d’un périscope et d’un système de climatisation, avec une propulsion diesel et électrique.
Les trafiquants ont évolué dans la conception de dispositifs pour arriver à leurs fins. Toutes sortes de bateaux ont été utilisées pour le trafic, jusqu’au Gofast qui dans les premiers temps d’utilisation était devenu rentable jusqu’à la mise en place d’une surveillance qui les détectent peu après le départ des côtes, la vitesse n’étant plus un atout. Pour éviter cette détection, les trafiquants se sont tournés vers des dispositifs parasites, adjonction d’une coque sous la quille des bateaux, puis des engins submersibles tractés, des navires à profil bas et enfin des semi submersibles. Il était sur que les trafiquants allaient se lancer sur le chemin du submersible, l’avènement de l’ère du narco sous marin avait commencé avec le concours d’architectes navals, car la construction d’un tel engin ne se fait pas sur un tableau noir.
Le sous marin a été construit dans la jungle dans l’ affluent d’ une rivière entre l’Equateur et la Colombie, dans le but d’échapper à l’interdiction militaire. La capacité d’emport de charge de ce genre de sous marin est un nouveaux défi pour les forces anti-drogue. La DEA et les autorités équatoriennes ont été en mesure de saisir le narco-sub entièrement opérationnel conçu pour faciliter le trafic transocéanique ! Le sous marin a été saisi avant qu’il n’effectue son voyage inaugural, il s’agit de la première prise d’un narco-sub dans cet état !
Ce sous marin d’une conception simple mais sophistiquée d’une valeur de 4 millions de dollars, a un équipement très complet comme un sondeur Humminbird, il aurait pu effectuer plusieurs voyages.
Les essais d’homologation du sous-marin nucléaire russe de troisième génération Nerpa, théâtre d’un accident meurtrier lors d’essais de 2008, touchent à leur fin, a déclaré mardi à Sotchi le président du Groupe des constructions navales unifié roman Trotsenko.
« Nous terminons les essais d’homologation du sous-marin nucléaire Nerpa en Extrême-Orient. Tout se déroule comme prévu », a indiqué M.Trotsenko, lors d’une rencontre avec le premier ministre russe Vladimir Poutine.
photo Ria Novosti
Lors des premiers essais en mer le 8 novembre 2008, alors que le Nerpa ne faisait pas encore partie de la Marine russe, 20 personnes (3 militaires et 17 civils) ont été tuées et 21 autres blessées à bord du sous-marin dans un accident lié à l’actionnement involontaire du système anti-incendie à base de fréon, un gaz extrêmement toxique. Suite à sa réparation, le Nerpa a passé tous les tests avec succès, a indiqué l’interlocuteur de l’agence.
Le Nerpa est entré en service dans la Flotte russe du Pacifique en décembre 2009. Le sous-marin pourrait être loué en 2010 par la Marine indienne pendant dix ans pour un montant de 650 millions de dollars, selon les médias russes.
Le sous-marin nucléaire Nerpa (K-152, projet 971, Schuka-B) est doté de huit lanceurs de torpilles de 533 mm et de 650 mm. Son tirant d’eau est de 8.140 à 12.770 tonnes, sa vitesse maximale est de 30 nœuds, sa profondeur maximale d’immersion est de 600 mètres, son autonomie atteint 100 jours. Son équipage est composé de 73 personnes.
Le 30 mars 1994, alors que l’Émeraude était en plongée dans le sud des îles d’Hyères, un accident à bord a provoqué la mort de dix personnes.
Ce 30 mars, les sous-mariniers commémoreront la disparition, en 1994, de dix de leurs camarades, décédés à bord de l’Émeraude à la suite d’un accident technique.
photo archives marine nationale
Ce jour-là, le sous-marin était parti en entraînement de lutte anti-sous-marine dans le sud des îles d’Hyères. En fin de matinée, alors que l’Émeraude était en plongée à 190 mètres d’immersion, entre deux phases d’entraînements, le commandant du sous-marin procédait à une inspection de tranche. Une fois par semestre, ces inspections permettent au commandant de visiter tous les locaux pour s’assurer de leur bon état d’entretien général.
À 10 h 35, alors que douze personnes se trouvaient dans le local turbo-alternateur, une entrée d’eau est apparue soudainement sur le collecteur de réfrigération d’eau de mer.
Accident pendant la remontée
L’alerte a été donnée en personne par le chef du groupement énergie. Le personnel de quart au poste central de navigation et des opérations et celui du poste central de conduite de la propulsion ont procédé aux manoeuvres d’urgence.
Seulement, au cours des cent secondes qu’a duré la remontée du sous-marin vers la surface, la recherche du maximum de puissance pour alimenter les turbines en vapeur s’est traduite par une surpression dans l’un des condenseurs du groupe turbo-alternateur. La tape claquante de ce condenseur qui n’était plus réfrigéré s’est rompue, déformée, et la vapeur a envahi le compartiment, provoquant le décès de dix des occupants du local par asphyxie et par brûlure.
Le onzième a survécu en se réfugiant dans l’avant du compartiment, qu’il a réussi à quitter quelques minutes plus tard.
Une fois le sous-marin revenu en surface et après constatation des décès, l’équipage a aussitôt alerté les secours. Les corps des dix victimes ont été transportés par l’hélicoptère à l’hôpital d’instruction des armées Sainte-Anne de Toulon.
Par chance, la chaufferie nucléaire du sous-marin n’avait pas été endommagée par le sinistre. Les mesures faites à bord du bâtiment par la suite ont montré qu’il n’y avait eu aucune conséquence radiologique sur le personnel de bord et l’environnement.
Ce mardi 30 mars, en présence des familles, une commémoration aura lieu au monument aux morts des sous-mariniers, près de la tour royale.
Savoir +
Avec la collaboration de l’Amicale des sous-mariniers de Toulon et du Var, salle Jean-Baptiste-Fouquet, place Louis-Charry, à Toulon. Tél. 04.94.30.20.48. Site : www.sectionrubis.fr
La visite du Casabianca par les jeunes stagiaires de la PMM Belfort a entrainé beaucoup de questions, le petit guide ci-dessous saura je pense répondre aux 9 questions qui reviennent le plus souvent. Encore merci à tout l’équipage pour leur accueil et leur disponibilité. Le monde des sous mariniers cache des abysses de gentillesse.
Petit guide
de l’apprenti sous-marinier.
Dormir, se nourrir, s’habiller, se laver : autant de gestes évidents à terre qui le sont moins sous la mer. L’auteur, surfacier réserviste, s’interrogeait il y a encore peu des petits détails de la vie quotidienne des sous-mariniers. Baptisé à l’eau de mer selon la tradition du SNA Perle et fort d’une expérience rare de 36 heures en immersion je peux dévoiler quelques secrets pour Cols Bleus !!!
Comment se lavent ils ?
Le bord produit sa propre eau douce. Cependant, toute eau consommée doit être à terme « asséchée » ce qui représente une « indiscrétion ». Les restrictions et coupures d’eau dépendent donc des efforts de chacun et de la « situation ». Une douche tous les deux ou trois jours constitue le meilleur compromis hygiène-économie d’eau. Un tableau de consommation est affiché et éventuellement les trois douches sont consignées par le retrait du flexible.
Y a-t-il des toilettes ?
Les 70 marins disposent de trois poulaines en tous points semblables aux WC de nos maisons. L’usage maîtrisé de la chasse d’eau vous est précisément enseigné. Pour les raisons expliquées au chapitre ci-dessus, vous l’utilisez économiquement.
Quelle est la tenue vestimentaire ?
Le sous-marinier voyage léger ; le short et les sandales sont interdits. À bord, la température étant agréable, vous portez une combinaison ignifuge sur vos sous-vêtements en coton. À vos pieds des chaussures bateau anti-dérapantes. Les galons sont rarement portés lors des grandes missions. Seul le film dosimètrique individuel (enregistrement d’éventuelles traces de radioactivité) attribué par l’infirmier du bord orne votre poche de poitrine.
Les objets personnels sont rangés dans un caisson type « consigne de gare », les sous-vêtements allongés sous le matelas pour gagner de la place et les effets d’uniforme regroupés. Une fois par semaine, vous confiez votre petit sac de linge sale à l’unique machine à laver qui ne connaît pas le prélavage.
Et le tabac ?
Le bord dispose d’un fumoir… utilisable uniquement en surface appelée ici « tenue de navigation ». Cinq fumeurs peuvent se retrouver dans un sas sombre, salé, humide et étroit situé sous la passerelle et au dessus du PC/NO. Passerelle et fumoir sont à « l’eau libre » en plongée. Il est totalement interdit de fumer à bord et même les accrocs de la nicotine semblent bien s’en passer !!!
Peut-on tout embarquer ?
Tous les produits en bombe et aérosol, à base d’acétone, les briquets, l’alcool sont interdits. Il en est de même pour les médicaments non prescrits par le médecin de la base. Eau de toilette, lotion avant ou après rasage bien que contenant de l’alcool sont tolérés car utiles pour l’hygiène.
Le bord produit son propre oxygène et le contrôle attentif de sa qualité est une des priorités des mécaniciens. En plongée, nous respirons tous les mêmes molécules.
Et la table ?
Côté cuisine, c’est haut de gamme. Le quotidien est excellent, le bon vin autorisé, le pain cuit chaque jour, les plats copieux et les gâteaux d’anniversaire succulents. Deux services sont nécessaires pour nourrir tout l’équipage qui mange sans crainte du roulis. À partir de 55 m, le sous-marin n’est plus influencé par les mouvements de la mer. Les verres restent stables, les assiettes ne tombent pas…sauf si le commandant décide de changer de profondeur. L’angle d’inclinaison n’oblige cependant pas à s’amarrer pour éviter de glisser.
Comment dort-on ?
Seul le commandant a sa chambre. Chacun dispose de sa propre bannette avec draps bleus, couverture et oreiller. En cas d’embarquement de personnel hors armement, le local des torpilles (tout en longueur) leur est réservé. Une torpille est débarquée ou placée dans son tube, une planche surmontée d’un matelas mise sur son berceau ou rance et voici un bon lit. Attendez vous donc à « dormir sur rance ».
Aucune gîte (sauf en tenue de navigation) si craquement ne vient troubler votre sommeil. La propulsion nucléaire alimentant les moteurs électriques est particulièrement silencieuse.
Est-ce solide ?
J’ai eu beau tendre l’oreille et regarder attentivement la coque, aucun craquement, fuite d’eau, explosion de manomètres digne des films grand public n’est apparu lors des prises de plongée ou des reprises de vue (profondeur permettant de sortir les périscopes de veille et d’attaque).
Techniquement, la coque est en acier à haute limite élastique, le kiosque en matériaux composite. Les épaisseurs sont calculées en fonction de l’immersion maximum prévue par le programme militaire du bâtiment. Nos ingénieurs maîtrisent parfaitement le principe de Pascal : « plus on descend, plus la pression augmente ».
Y a t-il un service courrier ?
L’échange des e-mail est possible une fois par semaine à partir de 10 jours de mer. Si le programme le permet, le sous-marinier prendra connaissance de la réponse quatre jours après. La prose ne doit pas dépasser 5 Ko soit une page, aucune pièce jointe. Les règles de protection du secret s’imposent. Soyez rassurés, malgré ces conditions un tantinet moins confortables qu’à terre, j’ai trouvé un équipage (le rouge) très professionnel, survivant parfaitement bien après 30 jours de plongée non stop.
Les sous-mariniers sont tous des volontaires passionnés dont la moyenne d’âge est inférieure à 30 ans. Il n’y a ni laisser-aller, ni formalisme intégriste mais l’efficacité continuelle et harmonieuse d’hommes conscients de leurs responsabilités. Qu’ils soient encore remerciés d’avoir reçu trois jours durant un surfacier.
Monsieur Josselin de Rohan, président de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées, et sénateur du Morbihan, accompagné de 18 des 56 membres de la commission dont Monsieur Jean-Pierre Chevènement, vice président et ancien ministre de la Défense, a effectué le 18 février une visite d’information en région brestoise.
Les sénateurs ont ainsi pu visiter dans la journée les installations de la base de l’Île Longue après une présentation par le vice-amiral d’escadre Jean-François Baud, commandant les forces sous-marines et la force océanique stratégique, des principes fondamentaux de fonctionnement et des programmes majeurs de modernisation de la force océanique stratégique (FOST). La société Astrium leur a présenté sur la zone pyrotechnique de Guenevez les différents bâtiments qui accueillent le nouveau missile M51 . Les membres de la commission ont également été reçus à la Préfecture Maritime de Brest où le vice-amiral d’escadre Anne-François de Saint Salvy, préfet maritime de l’Atlantique, leur a présenté les enjeux de la zone maritime Atlantique.
Les sénateurs ont conclu leur déplacement à Brest par la visite d’un des quatre sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE) qui assurent la permanence à la mer de la dissuasion.
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